Parmi les pingouins de la péninsule Valdès

Nous avons troqué les vaches contre les éléphants de mer ! Nous sommes entrés en Patagonie il y a quelques jours, en passant par une désinfection de Bison, ici on veille à ce que les bactéries des autres provinces n’entrent pas.

Fuimos a la Peninsula Valdès por 3 diàs, con otra familia francesà, para ver por la primera vez los pinguinos de Magallanes, lobos y elefantes de mar. Nos hemos visto orcas o ballenas, desgraciamente. Hacia mucho calor ahi (42°C !) y fuertisimos vientos. 

Les paysages ont changé peu à peu, les vastes prairies ont fait place à de la steppe avec de minuscules arbustes et des ballots d’herbes roulés par le vent, on se croirait presque dans un western.



Dossier difficile à digérer semble-t-il, on voit des panneaux un peu partout ; Margaret, si tu peux encore lire de là où tu es…

Nous nous arrêtons un peu à Viedma et Carmen de Patagones, de l’autre côté du Rio Negro, deux jolies petites villes prospères parfaites pour une halte ombragée, car il fait encore bien chaud, même ici, et les températures varient brusquement, en une journée on passe de 42°C à 22°C. Cette chaleur est propice aux incendies, on en croise un et c’est assez impressionnant car les flammes, bien que rasantes puisqu’il n’y a pas d’arbres, vont très vite, poussées par le vent.

Puis on part à la rencontre de la plus grande colonie de perroquets au monde, nichée dans le creux d’une belle falaise. Les perroquets, toujours par couples, vont chercher de la nourriture qu’ils rapportent à leurs petits, bien à l’abri du vent et des prédateurs au fond de leur nid. Ça vaut une cantine scolaire en plein midi : ça pépie, ça se chamaille, ça teste son aérodynamisme en chantant, ça jette de la nourriture… Pendant ce temps, les humains prennent un bain de soleil en Pickup : ils roulent sur le sable, se garent face à la mer, installent des voiles pour se protéger du vent et sortent le pique-nique du dimanche dans la bonne humeur !

On prend ensuite la direction de San Antonio de Oeste et Las Grutas, une station balnéaire à proximité de la Ruta 3, que l’on suit depuis les environs de Buenos Aires et qui nous mènera à Ushuaïa. On n’y est pas vraiment seuls…

En fin d’après-midi, détour par un magasin de gaz pour s’occuper des adaptateurs de nos bouteilles française et uruguayenne. Le gérant de Millapi Gaz et sa femme sont loquaces et persévérants, on passe la fin d’après-midi au frais pendant qu’ils testent tout ce qui se trouve sur les étagères pour trouver une solution tout en nous racontant leurs vacances au mont St Michel. Et de fil en boulons, ils nous invitent pour l’asado du soir avec leurs amis. La viande (de bœuf bien entendu) est succulente, on boit du calvados de 1934 et on passe une très bonne soirée.

Le lendemain, on rencontre, par hasard, au milieu de nulle part, la famille française qui attendait son camping-car à Montevideo. C’est en leur compagnie que l’on va découvrir la péninsule Valdès pendant quelques jours. Valdès est une presqu’île classée à l’UNESCO pour la faune et la flore qu’elle abrite. Malheureusement, ce n’est pas la saison de la baleine franche australe, la star du coin. En revanche, les lions, les éléphants de mer, les manchots de Magellan, les guanacos, les tatous, les nandous, les flamands australs sont bien là eux. Les enfants (et Jules of course !) sont ravis de découvrir autant d’animaux.




Le manchot de Magellan, plus petit que son cousin royal, vit une trentaine d’années environ. Les couples durent toute la vie et se partagent les tâches (couvée, recherche de nourriture, construction du nid, ménage, repassage, etc).

On s’installe aussi peu à peu dans le rythme de notre voyage. Après avoir pas mal roulé dans la Pampa (parce que, quand même, il n’y a pas grand-chose à y faire à part compter les cornes et attendre le prochain virage), on prend notre rythme de croisière car on aime bien prendre le temps, s’arrêter, discuter avec les gens que l’on croise, avoir ses petites habitudes dans un lieu. On avance bien moins vite que la plupart des touristes motorisés (et pourtant, on a vraiment eu l’impression de voir défiler l’asphalte), Argentins ou étrangers, mais on aime bien faire les escargots. Et puis, on n’est pas des routiers dans l’âme, on apprécie aussi quand on peut découvrir des lieux à pied et on a besoin de bouger, parce que la vie en camping-car, ça peut devenir très sédentaire comme nomadisme ! Ceci dit, on commence à prendre le virus du kilomètre et à comprendre cette envie d’avancer car cela procure une belle sensation de liberté.

Direction la Patagonie galloise et les différents Caps qui nous mèneront à Rio Gallegos !

Grand jeu concours « Qui veut gagner du maté ? » : A quoi vous fait penser cette île ? Réponse dans le prochain article. C’est à vous !

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13 réponses à Parmi les pingouins de la péninsule Valdès

  1. Guillaume dit :

    Coucou les amis !
    Merci pour le journal de voyage, ça fait plaisir de lire de vos nouvelles. C’est toujours toi qui écrit Amélie, ou on peut jouer à deviner ?
    Pour l’île, comme ça, de but en blanc, elle me fait penser au mouton du Petit Prince…
    Bisous

  2. cecile guillier dit :

    un boa qui a avalé un éléphant ?

  3. Delphine M dit :

    Coucou!

    Quel plaisir de vous lire, nous voyageons grâce à vous c’est top!!
    Cela me fait penser au tombeau de Chateaubriand à saint Malo ?!
    Gros bisous à vous quatre
    Delph

  4. Arthur dit :

    100% d’accord avec Delphine, j’ai tout de suite vu le Grand Bé à Saint Malo, sans les bâtiments qui s’y trouvent.
    Bises à vous.
    P&M

  5. Sophie. M dit :

    Coucou les voyageurs.
    Quel plaisir de vous lire le dimanche matin devant le café.
    On voyage avec vous. Belles pérégrinations.
    Bizzzzz
    Soph

  6. mout dit :

    le dessin de ST Exupéry:le boa qui a avalé l’éléphant

  7. chrichri dit :

    Vraiment magnifique ! Quelle belle aventure !
    Vous êtes contents du matos photo ? Vous l’utilisez bien en tout cas, on se régale de toutes ces belles images !

    Par contre vous avez fait rentrer une petite poussière en changeant d’objectif on dirait, il faudrait trouver une petite soufflette ou un stylo de nettoyage.

  8. Monique dit :

    Christelle et moi pensions à un flan au caramel (2 h avant le repas ! ) mais plus sérieusement cela me rappelle un tumulus…
    Vivement la prochaine lettre : vos mots nous transportent, on s’évade et on voyage aussi. Sympa la sculpture de Mafalda… cette photo me rappelle mes années d’étudiante.
    Bonne route à vous quatre,
    Monique

  9. Cathy dit :

    a un tas de heu!!!! une ile déserte du capitaine Némo dans 20000 lieux sous les mers

  10. Des parisiens dit :

    Après notre rencontre dans la descente des Torres del Paine, nous avons eu le droit à une visite guidée de votre maison roulante et si astucieuse !
    Visiblement, on y dort bien… Ce matin, nous n’avon pas voulu vous réveiller malgré l’heure avancée de la matinée.
    Bonne route à votre rythme, nos vacances parisiennes sont malheureusement plus courtes.
    Bravo pour votre blog, il nous offre un prolongement de notre voyage dans ces territoires de rêve.

  11. Aurore dit :

    Pour l’ile, un tortue???
    Une ile au tresor???

    Merci d’avoir précisé que les manchots se partagent le repassage 😉

    bises à tous les quatre

  12. Jean Paul Sut dit :

    Bonjour
    C’est super de voyager par votre intermédiaire bien que j’aimerai bien conduire Bison…
    Je m’attendais assez aux grandes étendues et je suis servi.
    Par contre je suis vraiment surpris par autant de terrains plats à perte de vue qui ressortent sur de nombreuses photos. Les montagnes doivent être plus à l’Ouest et dans le sud.
    Et aussi par l’aridité. J’imaginais l’ Argentine, en exagérant un peu, comme d’immenses prairies avec des troupeaux de vaches partout ( un peu réducteur j’en conviens )
    Les paysages sont vraiment grandioses
    Bonne continuation et profitez-en bien…

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