Des vignes et des vagues

Samedi 22 avril 2017 – 23h30 – Parking d’un hôtel, en plein centre de Santiago.
Quelques minutes après l’extinction des feux.

« Amélie, c’est toi qui fais bouger le camion ?
– Euh, j’allais te demander la même chose. Oups, tu crois que c’est un tremblement de terre ?! »
Oui, au moment où vous faisiez mûrir votre choix électoral du lendemain dans votre sommeil et que vous rêviez de votre chemin jusqu’aux urnes, nous avons vécu notre premier tremblement de terre ! 6,1 sur l’échelle de Richter. L’épicentre se situait à une quarantaine de km au large de Valparaiso. Nous avons ressenti les oscillations du camion, un peu comme si quelqu’un s’amusait à pousser Bison à intervalle régulier, pendant quelques secondes. Nous avons retenu un peu notre souffle en espérant que rien ne tombe depuis les immeubles autour de nous, mais il ne s’est rien passé, en tout cas pas assez pour gêner les santiaguenos en pleine sortie du samedi soir. C’était léger mais déjà bien impressionnant. Cette expérience sismique est venue clore les deux semaines de boucle autour de Santiago en compagnie de mes parents (qui, eux, ont davantage senti les murs trembler depuis le haut de leur hôtel).

Flashback.

Après l’Araucanie et ses volcans, nous sommes arrivés dans un paysage beaucoup plus méditerranéen et déjà marqué par les couleurs automnales.

Dans le parc Radal – Siete tazas, les cascades étaient en partie asséchées après un été sec et chaud mais nous avons quand même fait de belles randos, presque seuls.

Nous avons ensuite gagné la région des vignes au Sud de Santiago. C’est là que nous avons retrouvé deux familles de voyageurs français : Matthieu, Séverine et leurs garçons (que l’on croise et recroise) ainsi qu’Arnaud, Anne et leurs deux filles, rencontrés à Puerto Natales. Nous avons passé deux nuits sur le parking d’une cave tous ensemble, entre dégustation des vins locaux et jeux, tours en calèche et balades dans les vignes, doléances et anecdotes de voyage. C’était une belle parenthèse ensoleillée pour tout le monde avant l’entrée dans l’agglomération de la capitale.

Apolline a ressorti le panneau d’accueil « spécial grands-parents en voyage » à l’aéroport pour accueillir ses grands-parents maternels venus passer quinze jours de vacances à bord de Bison. Le bain de foule a été assez intense pour nous dans le centre grouillant de Santiago, on s’est forcément désurbanisés à force de traverser les grands espaces.

Les prières à la Vierge qui surplombe la ville du haut du Cerro San Cristobal

Visite du musée d’arts pré-colombien, déjeuner de poisson au Mercado central, promenade sur le Cerro San Cristobal avec vue sur les sommets andins (et le nuage de pollution…), verre de vin sur une terrasse de Bellavista (encore plus savoureux sans enfant !), déambulation dans les petites rues bondées de marchands ambulants, de diseurs de bonne aventure, de policiers à cheval, de groupes de touristes, de prédicateurs évangélistes annonçant la fin du monde et la venue de l’antéchrist au micro et au milieu des passants indifférents, de statues humaines : on a apprécié les deux journées passées à Santiago mais on était aussi contents de quitter le béton, les pots d’échappement et le vacarme.

Statues Mapuches

Une momie chinchorro, retrouvée dans le Nord du Chili. Il s’agit des plus vieilles momies du monde, 7000 av JC.

Au menu de la suite, le long du Pacifique : dégustation de vins dans la vallée de Casablanca (oui, c’est un peu mono-thématique mais le vin chilien est plutôt bon et pas trop cher, et comme on aime s’immerger dans la culture du pays…et puis ça nous rappelle la maison, un remède à la nostalgie de la vallée du Rhône en somme…) ; découverte de Valparaiso, le port bohème de Santiago, ses rues colorées, son street art, ses collines qui plongent dans la mer, desservies par des ascenseurs du début du siècle dernier ; poissons en tous genres dans les petits villages de pêcheurs et les stations balnéaires chics autour de Valparaiso (dans nos assiettes les poissons bien entendu, le Pacifique est bien trop froid pour y tremper le bout de son orteil) ; visite de la maison préférée de Pablo Neruda à l’Isla Negra, face aux vagues du Pacifique. Le tout dans une ambiance de colonie de vacances.

Mmmh…

Grande manifestation dans tout le pays pour protester contre la piètre qualité des systèmes scolaires et universitaires publics et la ségrégation sociale qui en résulte.

Poët poète…

Isla Negra, bureau de Neruda

Isla Negra, maison de Neruda

Nous avons ensuite suivi la côte jusqu’au Norte Chico et la vallée de l’Elqui, le vino tinto laissant place au pisco, mais c’est une autre histoire…

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5 réponses à Des vignes et des vagues

  1. jean marc dit :

    les photos sont géniales, merci

  2. Stella Guillier dit :

    Merci pour les photos!
    Vous avez l’air de passer un superbe moment en Amérique du Sud!
    Stella

  3. Catherine Allirot dit :

    Coucou
    Ici le tremblement de terre fut électoral ce dimanche….
    la suite dans 15 jours!
    Merci pour les photos et les commentaires, ça fait rêver.
    Bises.

  4. Alice dit :

    Bonjour

    Cette piscine naturelle est tout simplement magnifque

  5. Lilie dit :

    Bonjour
    Les photos sont magnifiques, vous deviez passer de très beau moment là bas.

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