La Lettonie, tourbières et art nouveau.

Second pays balte : la Lettonie. Depuis la Lituanie, nous roulons jusqu’au château de Rundsale qui nous offre un beau cadre pour la nuit avec ses jardins à la française inspirés de Versailles. Arrêt balade dans la tourbière de Kemeri sur un sentier de planches en bois. Elle est arrivée à maturité et laisse affleurer des dizaines de petites poches d’eau d’un noir cendreux, d’où l’on s’attend à voir surgir des chimères à tout instant, entourées de végétation basse et de mousse.

cygnes chanteurs

Nous allons ensuite à Jurmala, station balnéaire russe au charme un brin décati. Balade sur la longue plage de sable fin – et froid – tout en observant les oiseaux migrateurs. Cela fait longtemps que nous n’avions pas eu l’occasion de faire un peu d’ornithologie, on dépoussière le guide Delachaux et on initie les enfants au jeu de la “coche”.

oies rieuses

A Riga, nous nous promenons au milieu des façades art nouveau et allons remplir nos placards au marché central. Il se trouve dans d’anciennes usines qui fabriquaient des zeppelins. A l’extérieur, des étals de fraises, de bleuets et de cerises, à l’intérieur, des stands soviétiques vendent de la viande et du poisson fumé – pas très frais. La ville est dynamique et cosmopolite, l’ambiance nous semble assez différente de Vilnius.

Nous traversons d’immenses forêts de pins et de bouleaux, de petits villages aux jardins fleuris de tulipes et aux maisons en bois pour aller jusqu’au parc national de la Gauja. A Ligatne, un sentier-réserve animale, nous permet d’observer la faune locale (lynx, ours, blaireau, renard, élans…) dans de grands enclos. Quelques kilomètres plus loin, de gigantesques filets d’un parc accrobranche accueillent nos enfants pendant une demi-journée. Ils jouent avec des petits lettons de leur âge (qui parlent tous anglais…), reviennent enchantés et épuisés, parfait. Nous n’avons pas croisé de familles de voyageurs depuis longtemps – un peu trop pour les enfants.

On entend parler letton mais aussi russe. On voit des drapeaux ukrainiens partout, comme chez les voisins lituaniens et polonais. Les cigognes sont toujours là, dans un champ, au bord d’un étang, sur leurs nids perchés près des hameaux. L’horizon est encore bien plat mais agréable et reposant en ce début de printemps (il fait 15•C). Le soleil est de plus en plus insomniaque. Les gens que l’on croise sont souriants et accueillants. Il semble faire bon vivre ici – enfin si on aime porter un manteau mi-mai -. Tout le monde profite des belles journées ensoleillées pour se promener en forêt, boire une bière en terrasse, faire du vélo.

Dernière étape balte, l’Estonie, en fondu enchaîné.

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